La surdité congénitale chez le Pomsky est une préoccupation majeure, souvent liée à la génétique des pigments et à l’héritage des robes complexes comme le merle ou les panachures blanches envahissantes.

Cette pathologie résulte d’une dégénérescence des structures de l’oreille interne durant les premières semaines de vie, souvent due à l’absence de mélanocytes dans la strie vasculaire.

Un chiot atteint peut paraître particulièrement calme ou, au contraire, excessivement réactif aux vibrations et aux contacts physiques, ne répondant pas aux stimulations sonores de sa fratrie.

Pour l’éleveur, le diagnostic visuel est impossible : seul le test PEA (Potentiels Évoqués Auditifs), réalisé par un vétérinaire spécialisé, permet de confirmer scientifiquement si la surdité est unilatérale ou bilatérale.

Le test PEA consiste à placer de fines électrodes sur le crâne du chiot pour enregistrer l’activité électrique du cerveau en réponse à des clics sonores. Il doit être pratiqué idéalement entre 6 et 8 semaines, une fois que les conduits auditifs sont bien ouverts. C’est l’unique examen certifiant si le chiot entend des deux oreilles, d’une seule ou s’il est totalement sourd.

Ignorer ce dépistage, surtout sur des mariages à risque, expose à la naissance de chiots handicapés dont l’éducation sera complexe et le placement délicat.

Il est donc impératif d’exclure de la reproduction les sujets atteints et de maîtriser parfaitement les mariages de couleurs pour éviter de fixer cette tare.

En agissant avec rigueur, vous garantissez aux futurs propriétaires un compagnon équilibré, capable de s’épanouir pleinement dans son environnement sonore.

Et vous, avez-vous connu un Pomsky (ou un autre chien) sourd ? Comment l’avez-vous géré au quotidien ? Véronique